Révolution française : chronologie, causes et résumé

Révolution française : chronologie, causes et résumé

La Révolution française a été un tournant dans l'histoire européenne moderne qui a commencé en 1789 et s'est terminée à la fin des années 1790 avec l'ascension de Napoléon Bonaparte. Au cours de cette période, les citoyens français ont rasé et redessiné le paysage politique de leur pays, déracinant des institutions séculaires telles que la monarchie absolue et le système féodal. Le bouleversement a été causé par le mécontentement généralisé envers la monarchie française et les mauvaises politiques économiques du roi Louis XVI, qui a rencontré sa mort par guillotine, tout comme son épouse Marie-Antoinette. Bien qu'elle n'ait pas atteint tous ses objectifs et ait parfois dégénéré en un bain de sang chaotique, la Révolution française a joué un rôle essentiel dans la formation des nations modernes en montrant au monde le pouvoir inhérent à la volonté du peuple.

Causes de la Révolution française

À la fin du XVIIIe siècle, l'implication coûteuse de la France dans la Révolution américaine et les dépenses extravagantes du roi Louis XVI et de son prédécesseur avaient laissé le pays au bord de la faillite.

Non seulement les coffres royaux étaient épuisés, mais deux décennies de mauvaises récoltes, de sécheresse, de maladies du bétail et de flambée des prix du pain avaient allumé des troubles parmi les paysans et les citadins pauvres. Beaucoup ont exprimé leur désespoir et leur ressentiment à l'égard d'un régime qui imposait de lourdes taxes – mais n'apportait aucun soulagement – ​​par des émeutes, des pillages et des grèves.

À l'automne 1786, le contrôleur général de Louis XVI, Charles Alexandre de Calonne, propose un programme de réformes financières comprenant un impôt foncier universel dont les classes privilégiées ne seraient plus exonérées.

Pour recueillir le soutien de ces mesures et prévenir une révolte aristocratique croissante, le roi convoqua les États généraux (les états généraux) – une assemblée représentant le clergé, la noblesse et la classe moyenne de France – pour la première fois depuis 1614.

La réunion était prévue pour le 5 mai 1789 ; en attendant, les délégués des trois domaines de chaque localité dresseraient des listes de doléances (cahiers de doléances) à présenter au roi.

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Montée du tiers état

La population de la France avait considérablement changé depuis 1614. Les membres non aristocratiques du Tiers État représentaient désormais 98 % de la population mais pouvaient encore être mis en minorité par les deux autres corps.

Dans la perspective de la réunion du 5 mai, le Tiers État a commencé à mobiliser le soutien pour une représentation égale et l'abolition du veto noble - en d'autres termes, ils voulaient voter par tête et non par statut.

Alors que tous les ordres partageaient un désir commun de réforme fiscale et judiciaire ainsi qu'une forme de gouvernement plus représentative, les nobles en particulier répugnaient à abandonner les privilèges dont ils jouissaient sous le système traditionnel.

Serment du court de tennis

Au moment où les États généraux se sont réunis à Versailles, le débat très public sur son processus de vote avait dégénéré en hostilité entre les trois ordres, éclipsant l'objectif initial de la réunion et l'autorité de l'homme qui l'avait convoquée.

Le 17 juin, les discussions sur la procédure étant au point mort, le Tiers État se réunit seul et adopta officiellement le titre d'Assemblée nationale ; trois jours plus tard, ils se sont rencontrés sur un court de tennis couvert à proximité et ont prêté le soi-disant serment du court de tennis (serment du jeu de paume), jurant de ne pas se disperser tant que la réforme constitutionnelle n'aura pas été réalisée.

En une semaine, la plupart des députés cléricaux et 47 nobles libéraux les avaient rejoints, et le 27 juin Louis XVI absorba à contrecœur les trois ordres dans la nouvelle assemblée.

La Bastille et la Grande Peur

Le 12 juin, alors que l'Assemblée nationale (appelée Assemblée nationale constituante lors de ses travaux sur une constitution) continue de se réunir à Versailles, la peur et la violence dévorent la capitale.

Bien qu'enthousiastes par la récente chute du pouvoir royal, les Parisiens ont paniqué alors que les rumeurs d'un coup d'État militaire imminent commençaient à circuler. Une insurrection populaire a culminé le 14 juillet lorsque des émeutiers ont pris d'assaut la forteresse de la Bastille pour tenter de s'emparer de la poudre à canon et des armes ; beaucoup considèrent cet événement, désormais commémoré en France comme une fête nationale, comme le début de la Révolution française.

La vague de ferveur révolutionnaire et d'hystérie généralisée a rapidement balayé la campagne. Révoltés contre des années d'exploitation, les paysans ont pillé et incendié les maisons des collecteurs d'impôts, des propriétaires terriens et des seigneurial élite.

Connu sous le nom de Grande Peur (la grande peur), l'insurrection agraire hâta l'exode croissant des nobles du pays et incita l'Assemblée nationale constituante à abolir la féodalité le 4 août 1789, en signant ce que l'historien Georges Lefebvre appellera plus tard « l'acte de décès de l'ordre ancien ».

Déclaration des droits de l'homme et du citoyen

Fin août, l'Assemblée a adopté la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (Déclaration des droits de l'homme et du citoyen), une déclaration de principes démocratiques fondée sur les idées philosophiques et politiques de penseurs des Lumières comme Jean-Jacques Rousseau.

Le document proclamait l'engagement de l'Assemblée à remplacer le ancien régime avec un système basé sur l'égalité des chances, la liberté d'expression, la souveraineté populaire et le gouvernement représentatif.

La rédaction d'une constitution formelle s'est avérée beaucoup plus difficile pour l'Assemblée nationale constituante, qui avait le fardeau supplémentaire de fonctionner comme une législature pendant une période économique difficile.

Pendant des mois, ses membres se sont débattus avec des questions fondamentales sur la forme et l'étendue du nouveau paysage politique français. Par exemple, qui serait responsable de l'élection des délégués ? Le clergé devrait-il allégeance à l'Église catholique romaine ou au gouvernement français ? Peut-être plus important encore, quelle autorité le roi, son image publique encore affaiblie après une tentative infructueuse de fuir le pays en juin 1791, conserverait-il ?

Adoptée le 3 septembre 1791, la première constitution écrite de la France a fait écho aux voix les plus modérées de l'Assemblée, établissant une monarchie constitutionnelle dans laquelle le roi jouissait d'un droit de veto royal et de la possibilité de nommer des ministres. Ce compromis ne convenait pas aux radicaux influents comme Maximilien de Robespierre, Camille Desmoulins et Georges Danton, qui ont commencé à mobiliser le soutien populaire pour une forme de gouvernement plus républicaine et pour le procès de Louis XVI.

La Révolution française devient radicale

En avril 1792, l'Assemblée législative nouvellement élue déclara la guerre à l'Autriche et à la Prusse, où elle croyait que les émigrés français construisaient des alliances contre-révolutionnaires ; il espérait également répandre ses idéaux révolutionnaires à travers l'Europe par la guerre.

Sur le plan intérieur, quant à lui, la crise politique prend une tournure radicale lorsqu'un groupe d'insurgés dirigé par les extrémistes Jacobins attaque la résidence royale à Paris et arrête le roi le 10 août 1792.

Le mois suivant, au milieu d'une vague de violence au cours de laquelle les insurgés parisiens massacrèrent des centaines de contre-révolutionnaires accusés, l'Assemblée législative fut remplacée par la Convention nationale, qui proclama l'abolition de la monarchie et l'instauration de la république française.

Le 21 janvier 1793, elle envoya à la guillotine le roi Louis XVI, condamné à mort pour haute trahison et crimes contre l'État ; sa femme Marie-Antoinette subit le même sort neuf mois plus tard.

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Le règne de la terreur

Après l'exécution du roi, la guerre avec diverses puissances européennes et les divisions intenses au sein de la Convention nationale ont fait entrer la Révolution française dans sa phase la plus violente et la plus mouvementée.

En juin 1793, les Jacobins prirent le contrôle de la Convention nationale aux Girondins plus modérés et instituèrent une série de mesures radicales, dont l'établissement d'un nouveau calendrier et l'éradication du christianisme.

Ils ont également déclenché le sanglant règne de la terreur (la Terreur), une période de 10 mois au cours de laquelle les ennemis présumés de la révolution ont été guillotinés par milliers. De nombreux meurtres ont été perpétrés sous les ordres de Robespierre, qui a dominé le Comité draconien de salut public jusqu'à sa propre exécution le 28 juillet 1794.

Sa mort marque le début de la réaction thermidorienne, une phase modérée au cours de laquelle le peuple français se révolte contre les excès du règne de la terreur.

Fin de la Révolution française : l'ascension de Napoléon

Le 22 août 1795, la Convention nationale, composée en grande partie de Girondins ayant survécu au règne de la Terreur, approuva une nouvelle constitution qui créa la première législature bicamérale de France.

Le pouvoir exécutif serait entre les mains d'un Directoire de cinq membres (Directoire) nommés par le parlement. Les royalistes et les jacobins ont protesté contre le nouveau régime mais ont été rapidement réduits au silence par l'armée, désormais dirigée par un jeune général couronné de succès nommé Napoléon Bonaparte.

Les quatre années au pouvoir du Directoire ont été semées de crises financières, de mécontentement populaire, d'inefficacité et, surtout, de corruption politique. À la fin des années 1790, les directeurs comptaient presque entièrement sur l'armée pour maintenir leur autorité et avaient cédé une grande partie de leur pouvoir aux généraux sur le terrain.

Le 9 novembre 1799, alors que la frustration face à leur leadership atteignait son paroxysme, Bonaparte organisa une coup d'État, abolissant le Directoire et se nommant « premier consul » de France. L'événement a marqué la fin de la Révolution française et le début de l'ère napoléonienne, au cours de laquelle la France allait dominer une grande partie de l'Europe continentale.

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Résumé de la Révolution française

La Révolution française qui a eu lieu de 1789 à 1799 a été une période cruciale dans l'histoire des civilisations française, européenne et occidentale. Le soulèvement qui a mis fin au régime du roi Louis XVI est connu sous le nom de Révolution française. C'est la phase où la monarchie absolue est renversée et le républicanisme prend sa place. Pendant la Révolution française, l'Église catholique romaine a également subi une restructuration radicale.

La Première République tomba sur un coup d'État. Un coup d'État est le renversement soudain du gouvernement au pouvoir par des moyens inconstitutionnels. La partie de l'establishment de l'État renverse le gouvernement et remplace uniquement les personnalités de haut niveau.

Après la chute de la Première République, la France oscille entre République, Empire et Monarchie.

La Révolution française a été un tournant crucial dans l'histoire de la démocratie occidentale. De l'âge de l'absolutisme et de l'aristocratie.

Il a apporté la transformation de l'âge de l'absolutisme et de l'aristocratie. La Révolution française a amené l'âge de la citoyenneté comme force politique dominante.

La Révolution française a lancé le slogan « Liberté, égalité, fraternité, ou la mort ! signifiant "Liberté, égalité, fraternité ou mort !". Ce slogan était très populaire. Il était tellement populaire qu'il devint plus tard le cri de ralliement des militants. Ces militants qui prônaient la démocratie et s'opposaient aux gouvernements oppressifs pouvaient s'identifier au slogan.

LES CAUSES DE LA RÉVOLUTION FRANÇAISE

En 1789, la France fait face à de nombreuses difficultés économiques. Malgré ce fait, c'était l'une des nations européennes les plus riches de l'époque. Louis XVI était très populaire à cette époque et était connu sous le nom d'États généraux de 1789. Cependant, la noblesse et de nombreux ministres du roi n'étaient pas très populaires.

De nombreux facteurs ont conduit au bouleversement politique et socio-économique de la Révolution française. L'Ancien Régime avait un vieil ordre aristocratique. L'ordre aristocratique succomba aux ambitions du soulèvement.


Histoire 10e année - Sujet 3 Questions à développement

En 1789 commença la sanglante Révolution française, qui se poursuivra jusqu'à la fin des années 1790. Le but de la révolution était de renverser la monarchie et de déraciner le système féodal, et de le remplacer par des idées d'égalité, de liberté et de fraternité.[1] La révolution française s'est produite pour diverses raisons, notamment de mauvaises politiques économiques, une mauvaise direction, des structures politiques et sociales exploiteuses.

Les causes politiques de la révolution française comprenaient la monarchie autocratique, la faillite et les dépenses extravagantes de la famille royale. Pour comprendre les causes de la Révolution française, il faut comprendre la structure politique de la France avant le début de la révolution. Une monarchie autocratique signifie que la société française était gouvernée par un roi ou une reine tout-puissant, censé avoir reçu le droit divin de gouverner par Dieu.[2] Ces monarques étaient des dirigeants héréditaires, ce qui signifiait que le fils ou la fille du monarque serait le prochain souverain.[3] Comme beaucoup croyaient que les monarques étaient un « représentant de Dieu », ils ne remettaient pas en question les ordres de leurs dirigeants. Mais ce pouvoir illimité des monarques a vite conduit à des abus. Sous le règne du roi Louis XIV, tous les monarques pouvaient faire arrêter et emprisonner n'importe qui par la lettre de Cachet. Les monarques ne se souciaient pas de leurs sujets car même les innocents pouvaient être arrêtés et emprisonnés à tout moment. Cela a provoqué de l'anxiété, de la panique et de la peur en France.

Le roi Louis XIV régna de 1643 à 1713. [4] Après sa mort, son arrière-petit-fils, le roi Louis XV devint roi à l'âge de cinq ans. Ses parents et son frère étaient décédés en 1712, et un régent, Philippe II, avait été nommé pour gouverner jusqu'à sa majorité[5]. Lorsque le roi Louis XV monta enfin sur le trône, c'était un chef paresseux qui manquait de confiance en lui et passait plus de temps avec ses maîtresses qu'avec les affaires de l'État[6]. Ses politiques nationales n'ont jamais eu de direction ferme. Il est devenu connu sous le nom de « monarque papillon ».[7] Son implication dans la guerre de Sept Ans (1756 – 1763) a vidé le trésor de la France.[8] Alors que le pays était en faillite et que de nombreux citoyens étaient appauvris, des impôts ont été générés pour soutenir une grande armée.[9] Le roi Louis XV a contribué à la faillite de la France en raison de ses dépenses excessives pour son style de vie luxueux et ses guerres.[10]

Le règne du chef suivant, Louis XVI (1774 – 1793), a également ouvert la voie à une révolution. On se souvient du roi Louis XVI comme d'un homme simple, mais sa femme Marie-Antoinette vivait dans le luxe. [11] Louis XVI hérite du royaume et de toute la dette de la France lorsqu'il devient roi. Il n'a pas réussi à régler la situation financière. L'entretien coûteux de son palais et les dépenses inutiles de Marie-Antoinette ont provoqué la colère de la population française. D'autant plus que le système fiscal excluait la noblesse du paiement de l'impôt, tandis que les pauvres payaient pour le mode de vie luxueux de la royauté. En 1786, Charles de Calonne, le général des finances, met en garde contre l'augmentation des impôts des pauvres car cela pourrait entraîner des troubles. [12] Comme le roi Louis XVI ne voulait pas taxer la noblesse, De Calonne a dû s'adresser aux banques européennes pour obtenir des prêts. [13] Alors que le roi Louis était incapable de régler la situation financière de la France, sa femme a continué avec son style de vie extravagant. La réponse irréfléchie de Marie-Antoinette aux pauvres souffrants se reflète principalement dans la citation : « Laissez-les manger du gâteau ».[14] Même si aucune preuve n'a pu être trouvée qu'elle l'a vraiment dit, la célèbre citation décrit l'attitude de la monarchie. Alors que beaucoup mouraient de faim, la monarchie a fermé les yeux. Cette citation montre à quel point ils étaient inconscients de la souffrance de leur peuple.

L'administration défectueuse de générations de monarques a préparé le terrain pour une révolution française. Les pauvres n'étaient plus disposés à payer pour les modes de vie extravagants et les politiques étrangères imprudentes de la monarchie. Les gens commençaient à se révolter contre l'idée de «règle divine» et commençaient à remettre en question l'autorité et la sagesse de leurs monarques.

La seconde cause de la Révolution française était fondée sur la structure sociale de la France. La société française était basée sur les reliques de la féodalité, qui divisait la population française en trois classes basées sur le système successoral. [15] Selon le système successoral, le statut et les droits des personnes étaient déterminés par le domaine qu'ils possédaient. [16] Les trois domaines comprenaient le clergé, la noblesse et les paysans.

Le premier domaine se composait du clergé, qui était subdivisé en deux groupes, le haut et le bas clergé. Le haut clergé était au sommet de la hiérarchie dans la société française, tandis que le bas clergé était appauvri. Le haut clergé vivait de manière extravagante, exploitant les gens et exempté de payer des impôts. [17] Tandis que le clergé inférieur était également employé comme ouvriers de l'église, des monastères et des établissements d'enseignement, mais pas dans des positions élevées telles que le clergé supérieur. [18]

Le second domaine se composait de la noblesse, qui comprenait deux groupes, à savoir les nobles de cour et les nobles de province. [19] Ils étaient également exonérés d'impôts. Cependant, les nobles provinciaux se souciaient réellement du peuple, tandis que les nobles de la cour se concentraient uniquement sur la conduite d'une vie scandaleusement riche. [20]

Le troisième domaine se composait des paysans, qui comprenaient les balayeurs, les agriculteurs et les cordonniers. [21] Ils étaient les classes les plus basses de la société française, qui ont été forcés de payer des impôts pour soutenir la vie luxueuse du premier et du deuxième domaine.

Mais outre l'imposition inégale accordée au tiers, ils étaient également inégalement représentés devant les tribunaux. Le tiers-état représente 98 % de la population française, mais il est dominé par les deux premiers. Le tiers état s'est battu contre cette représentation inégale et a commencé à se mobiliser pour l'abolition du veto noble. Cela signifiait que les votes seraient comptés par le nombre de personnes en faveur ou contre une loi, plutôt que par les nobles dictant les lois. Cela a conduit à l'opposition des deux premiers domaines, qui voulaient garder le contrôle.

Pour lutter contre le mode de scrutin actuel, le Tiers-État se réunit seul le 17 juin 1789 pour changer le titre d'Assemblée nationale. [22] Trois jours plus tard, ils se sont rencontrés sur un court de tennis couvert et ont prêté le serment du court de tennis, déclarant que cela ne mettrait pas fin à leur combat tant qu'ils n'auraient pas obtenu une réforme judiciaire, fiscale et gouvernementale. [23] Le 27 juin, après que 47 nobles libéraux aient rejoint la cause du Tiers, Louis XVI a accepté les trois ordres dans une nouvelle assemblée.

La montée du tiers état contre le système successoral et la représentation inégale due à la structure de classe ont également donné lieu à la Révolution française. Les pauvres étaient furieux de payer pour les modes de vie luxueux des premier et second états. Ils étaient également fatigués d'avoir 2 % de la population veto sur tous leurs droits et d'avoir une représentation inégale devant les tribunaux alors qu'ils représentaient 98 % de la société française.

Une autre cause de la révolution française était les conditions économiques de la France. Le roi Louis XIV « Guerre de Sept Ans » a laissé la France en faillite. Sa politique étrangère a conduit à des guerres étrangères coûteuses, qui ont vidé les coffres du trésor royal. Après sa mort, Louis XVI lui succède.Mais comme montré précédemment, même si le roi était simple, sa femme a continué avec des dépenses frivoles. Le roi Louis XVI a également refusé d'écouter les conseils économiques qui lui ont été donnés, ce qui a conduit à ignorer les changements économiques nécessaires.

Premièrement, lorsque Louis XVI monta sur le trône, Turgot fut nommé ministre des Finances en 1774. Le premier devoir de Turgot était de débarrasser la France de sa dette. [24] Il a proposé une solution pour apaiser les paysans et régler la situation financière de la France en minimisant les dépenses de la cour royale et en imposant des impôts sur les trois domaines. [25] Cependant, la solution de Turgot a été rejetée après l'intervention de Marie-Antoinette. Turgot a été limogé et Necker a été nommé nouveau ministre des Finances en 1776. Necker est resté ministre des Finances du roi Louis XVI pendant sept ans. [26] Pendant son temps il a publié un rapport des revenus et dépenses du gouvernement, pour apaiser la population française. [27] Mais en 1783, il est également licencié. Enfin, Calonne est nommé ministre des Finances en 1783. Calonne conseille au roi d'améliorer la situation financière de la France en sollicitant un prêt auprès des banques européennes. [28] Les banques européennes ne tenaient pas à prêter de l'argent à la France, mais Calonne a pu obtenir un prêt. La solution de Calonne s'est avérée problématique. Lorsque la France a finalement reçu un prêt, leur dette a doublé en trois ans, passant de 300 000 000 à 600 000 000. [29] Par la suite, Calonne s'est rendu compte que sa solution n'était pas réalisable et a exhorté le roi à imposer des impôts sur les trois Des classes. Enfin, Calonne a également été licencié.

Les décisions économiques du roi Louis XVI ont finalement préparé le terrain pour la révolution. La monarchie a refusé d'imposer des taxes sur les trois domaines, tandis que la famille royale a continué à vivre dans le luxe. Ces décisions ont créé une instabilité économique en France. Les paysans étaient en colère, car pendant qu'ils mouraient de faim, ils devaient maintenir le niveau de vie des riches. Par conséquent, les conditions économiques en France ont été l'une des principales raisons de la révolution.

En fin de compte, il y avait trois raisons principales à la Révolution française. L'Estate System, les politiques économiques et la monarchie autocratique ont donné lieu à une révolution sanglante, qui a conduit au besoin d'égalité, de liberté et de fraternité en France.


Lindsay Champion, "Bloody Battles, Crazy-Long Books & Broadway: A (Sorta) Historically Accurate Timeline of Les Misérables, Broadway (Téléchargé: 23 mars 2014), (Consulté: 29 avril 2020) Source de l'image

Essai 2 : Quel est l'héritage de la Révolution française de 1789 ou Quelles ont été les conséquences de la Révolution française ?

Astuce : S'il y a un terme qui ne vous est pas familier, veuillez consulter notre glossaire de la Révolution française quelques définitions.

La Révolution française sanglante a officiellement commencé lorsque des centaines d'ouvriers de la ville française ont pris d'assaut la forteresse de la Bastille à Paris en 1789. [30] Bien que la révolution ait pris fin à la fin des années 1790, son héritage (ou ses conséquences) a eu un impact significatif sur le monde, surtout d'autres pays européens. Cette déclaration sera examinée en discutant de divers héritages politiques et socio-économiques de la Révolution française de 1789, tout en discutant comment l'idée de la possibilité que la mobilisation populaire puisse renverser les monarchies et les aristocraties établies est née de la Révolution française de 1789.

Lorsqu'on discute de l'héritage de la Révolution française, il est important de comprendre les causes de la révolution car cela permet de mieux comprendre les résultats souhaités. Par exemple, l'une des principales causes était que les citoyens français qui appartenaient au Tiers. s'est considérablement fatigué du pouvoir absolu et de la richesse de la monarchie française et a voulu un système politique qui représente les intérêts populaires. Par conséquent, l'une des conséquences directes de la révolution fut que la France devint une République qui marquait un pas vers la liberté, l'égalité et la démocratie. [31] Ce besoin de liberté et d'égalité s'est étendu à de nombreux autres pays et en particulier aux pays d'Europe centrale, où des protestations et des mouvements populaires ont appelé à l'élection de parlements et à finalement démolir l'approche féodale de la vie européenne. [32]

Comme mentionné brièvement, la Révolution française de 1789 a démontré qu'un groupe organisé de protestation populaire et d'intérêts mutuels pouvait démolir quelque chose d'aussi établi que les vieilles monarchies et aristocraties. [33] Cette idée a conduit de manière significative à la révolution des esclaves de Saint-Domingue, une colonie française sur l'une des îles des Caraïbes, qui se sont mobilisés pour la lutte pour leur indépendance. [34] En 1804, ce mouvement a finalement réussi à se libérer de la domination coloniale française et à établir la République d'Haïti.

Lorsqu'on discute des mouvements politiques qui ont été influencés par la Révolution française, il est également important de discuter des héritages socio-économiques qui ont été influencés par les changements dans les environnements politiques. Par exemple, la chute de la monarchie a également entraîné l'effondrement du système immobilier français (basé sur le féodalisme). Cela signifiait que la classe moyenne française pouvait obtenir de meilleures opportunités en acquérant plus de terres (car les terres de l'Église étaient nationalisées) et en devant payer moins d'impôts (car elles n'avaient plus à payer d'impôts féodaux). [35] En outre, les classes d'élite (telles que les nobles et le clergé corrompu) ont perdu la plupart de leur pouvoir et privilèges. Par conséquent, il est évident que la révolution a entraîné un changement important dans les structures politiques, sociales et économiques de la France.

Avec la classe moyenne et les «paysans» (dans ce contexte, les agriculteurs français) gagnant plus d'opportunités et un meilleur niveau de vie et le déclin de la féodalité, ainsi que la perte des privilèges extrêmes du clergé et de la noblesse, un besoin de croissance dans Les sentiments nationalistes ont continué. Par conséquent, au lieu de la protection fournie par la structure féodale, une armée française a été établie. [36] D'autres exemples de la propagation durable du nationalisme français, sont le changement du drapeau de la France (le Tricolore), l'hymne national (la Marseillaise) et la création de la fête nationale de la France (Bastille Day). [37] L'héritage du nationalisme français de la Révolution française existe encore aujourd'hui.

Lors de l'examen des causes et des résultats de la Révolution française de 1789, il est évident que les résultats de la révolution ont eu un impact durable sur le mode de vie politique, social et économique français. Comme en témoignent les exemples de l'évolution des structures sociales, le changement de la fiscalité et enfin la forte montée du nationalisme français. Il est également important de noter l'héritage créé par l'idéologie de la Révolution française et son effet sur de nombreux pays européens. Par exemple, comme on le voit dans la croissance des mouvements jacobins. L'un des phénomènes les plus importants entourant la Révolution française de 1789 et son héritage, est que le monde a pu voir comment les gens ont pu s'organiser pour lutter pour l'intérêt national et abattre des modes de vie centenaires. Cela a finalement conduit à l'héritage et à la naissance de l'idée de la possibilité d'idéologies politiques différentes. [38]

Conseils et notes :

  • Consultez nos compétences en rédaction d'essais pour plus de conseils sur la rédaction d'essais.
  • N'oubliez pas qu'il ne s'agit que d'un exemple d'essai. Vous devez toujours utiliser le travail fourni par votre professeur ou appris en classe.
  • Il est important de vérifier auprès de votre professeur et de vous assurer que cela répond à ses exigences. Par exemple, ils pourraient préférer que vous n'utilisiez pas de titres dans votre essai.

Ce contenu a été initialement produit pour la salle de classe SAHO par
Ilse Brookes, Amber Fox-Martin et Simone van der Colff


Chronologie de la Révolution française

Le début de l'histoire moderne de l'Europe est marqué par la Révolution française. Il a déraciné le système féodal ainsi que le règne du monarque. Cette révolution a commencé en 1789 lorsque Louis XVI était roi de France et s'est terminée par la lévitation de Napoléon Bonaparte.

La France était un pays prospère au XVIIIe siècle, mais elle avait du mal à percevoir les impôts en raison de la structure de la société. Les gens avec les nobles d'argent et le clergé n'ont jamais payé les impôts. En 1789, la France était très endettée.

Les nobles et le clergé jouissaient de tous les privilèges spéciaux du pays tandis que les roturiers vivaient dans la pauvreté et la misère.

La fin de la Révolution française a aboli la monarchie de France et le pays a évolué pour devenir plus démocratique.

Tous ces événements ont été d'une grande importance dans l'histoire non seulement de la France mais aussi du monde entier. Selon vous, quel événement a été le plus marquant ?


Chronologie de la Révolution française (1775-1815)

Le plus long règne de tous les monarques de l'histoire européenne. Pouvoir consolidé et croyance en l'absolutisme.

Présentation du Vingtième

Impôt sur le revenu payé par les 2e et 3e domaines. Le pourcentage a fluctué avec le temps. L'impôt a été aboli par l'Assemblée nationale en 1789.

Guerre de Succession d'Espagne

La France perd des colonies en Amérique du Nord et du prestige en Europe.

Règne de Louis XV

1er septembre 1715 - 10 mai 1774

Règne en proie à l'instabilité, aux défaites et à la faiblesse des finances. Réglez le mécanisme pour que la Révolution française éclate 15 ans après sa mort.

Guerre de Succession d'Autriche

16 décembre 1740 - 18 octobre 1748

La France regagne plusieurs colonies après la défaite de l'Autriche.

Louis XV réduit l'impôt sur le revenu

Louis XV rompt sa promesse de supprimer l'impôt sur le revenu en le réduisant à 5 % à la demande du Parlement de Paris.

Introduction de la capitation

Taxe d'entrée payée par les 2e et 3e domaines. Le pourcentage a fluctué avec le temps. A été aboli en 1789 par l'Assemblée nationale.

Guerre de Sept Ans

28 mai 1754 - 10 février 1763

La France a perdu de nombreuses colonies en Amérique du Nord et en Inde au profit des Britanniques. La marine française a été détruite et des impôts ont été augmentés afin de financer l'armée tout au long de la guerre.

Loi sur la proclamation royale

Proclamation du roi George III de Grande-Bretagne qui empêchait les colons de s'installer en Louisiane. Ce fut un facteur clé menant à la Révolution américaine.

Naissance de Napoléon Bonaparte

Napoléon Bonaparte est né en Corse dans une famille moyennement aisée. Il est envoyé à l'école militaire à l'âge de 9 ans et après avoir obtenu son diplôme, il gravit rapidement les échelons militaires pour devenir un éminent général du siège de Toulon et du soulèvement vendémiaire jusqu'à ce qu'il soit promu au commandement de l'armée de l'intérieur et de l'armée d'Italie. en 1796.

Règne de Louis XVI

10 mai 1774 - 21 janvier 1794

Dernier monarque absolu à gouverner la France. A été guillotiné en 1794 à la suite de l'instabilité et de la guerre en France à la suite de la Révolution française en 1789.

Guerre d'indépendance américaine

19 avril 1775 - 3 septembre 1783

Victoire américaine sur les Britanniques. La France a aidé les États-Unis, mais a accumulé d'importantes dettes de guerre à la suite de la guerre, ce qui contribuerait à une crise fiscale qui a conduit à la Révolution française en 1789.

Premier mandat de Jacques Necker

29 juin 1777 - 19 mai 1781

A amassé des fonds pour soutenir la Révolution américaine grâce à des prêts. Dissimulé l'étendue réelle des dettes contractées par le gouvernement dans ses comptes publiés (Compte Rendu). Rejeté car les difficultés économiques ont paralysé le pays.

Mandat de Charles Alexandre de Calonne

3 novembre 1783 - 8 avril 1787

A soutenu qu'une réforme fiscale était nécessaire pour sauver la France de la faillite. Considéré que tout le monde devrait être assujetti à l'impôt direct et les tarifs devraient être abolis. Convoqua l'Assemblée des notables en 1787 pour accepter ses propositions mais fut démis de ses fonctions. Louis l'a renvoyé au milieu d'une crise croissante.

Réunion de l'Assemblée des Notables

février 1787 - 25 mai 1787

L'assemblée des notables s'est réunie pour entendre les propositions de réforme fiscale de Calonne, mais les a rejetées par crainte de subir de plein fouet les nouvelles taxes. L'Assemblée a été démis de ses fonctions par Brienne en mai.

Mandat de Mgr de Brienne

20 avril 1787 - 25 août 1788

Convocation des États généraux pour tenter de résoudre la crise économique qui ravage la France. Le Parlement fut exilé de Paris et Brienne tenta de servir de médiateur entre le Parlement et le roi. Le Parlement a accepté à contrecœur des prêts et Brienne a démissionné après avoir échoué à lever d'autres prêts.

Convocation des États généraux

Louis convoque les États généraux à Versailles le 1er mai 1789.

Deuxième mandat de Jacques Necker

25 août 1788 - 11 juillet 1789

Tenue des États généraux en mai 1789 où des cahiers sont lus à haute voix à la couronne. Le mécontentement parmi les états inférieurs a conduit à leur départ et à la création de l'Assemblée nationale. L'échec de l'Assemblée nationale à faire des compromis avec les autres États et la monarchie a conduit à la destitution de Necker, la nouvelle a atteint Paris un jour plus tard et des émeutes s'en sont suivies.

Assemblée des États généraux

Les États généraux se sont réunis pour tenter une réforme fiscale. Le troisième domaine était en désaccord avec les deux autres domaines. Lorsque les demandes n'ont pas été satisfaites, le tiers état s'est séparé pour former l'Assemblée nationale et créer une constitution pour la France. Le vote par tête contre le vote par ordre était également un problème.

Création de l'Assemblée nationale (constitutive)

17 juin 1789 - 30 septembre 1791

Le tiers état s'est séparé des deux autres États, formant sa propre assemblée pour discuter des problèmes économiques et sociaux auxquels la France est confrontée. L'assemblée se chargerait de rédiger une constitution et de gouverner la France après la prise de la Bastille.

Serment du court de tennis

Les membres de l'Assemblée nationale prêtent serment de ne pas se dissoudre tant que la France n'aura pas reçu une constitution écrite.

Louis XVI tient une Séance Royale

Louis tient une séance royale pour ignorer les événements récents et tente de maintenir son autorité.

Inversion de décision de Louis XVI

Louis revient sur sa décision du 23 juin et exige que le tiers état rencontre les deux autres états. Il accepte également le vote par tête.

Limogeage de Jacques Necker et Aftermath

11 juillet 1789 - 14 juillet 1789

Louis congédie Necker le 11 juillet. A cette époque, il a 25 000 soldats stationnés dans la région de Paris-Versailles. La nouvelle du limogeage de Necker arrive à Paris le 12 juillet. Le lendemain, des magasins ont été pillés et des barricades érigées pour protéger les manifestants des attaques. De nombreux soldats ont désobéi aux ordres du roi et ont rejoint les manifestants parisiens à la place.

Révolution française

14 juillet 1789 - 25 décembre 1799

La Révolution française a officiellement commencé avec la prise de la Bastille et s'est terminée officieusement avec l'adoption de la Constitution de l'an VIII (25 décembre 1799).

Prise de la Bastille

Les Parisiens s'emparent de 28 000 mousquets et 20 canons des Invalides et marchent vers une prison, la Bastille, à la recherche de munitions. L'attaque des gardiens de prison a conduit la foule à attaquer la prison, libérant de nombreux prisonniers et décapitant le maître de la prison. De nombreuses personnes meurent et la prison est fortement endommagée. La Révolution française commence officiellement à cette date.

Création de la Commune de Paris et de la Garde nationale

La Commune de Paris a été créée pour défendre les intérêts de la foule parisienne contre la monarchie despotique. La Garde nationale était une milice citoyenne créée pour protéger les Parisiens. Cependant, seuls les riches pouvaient rejoindre la Garde nationale.

La grande peur

20 juillet 1789 - 6 août 1789

Après les événements de Paris, la révolution éclate dans toute la France, à la fois pacifique (Dijon, Poitiers) et violente (Bordeaux, Lyon). Dans les campagnes, les paysans se sont révoltés contre les droits féodaux, les dîmes et les impôts, détruisant les biens de la noblesse et les tuant souvent aussi. La panique s'empare du pays jusqu'à ce que l'Assemblée nationale abolisse les droits seigneuriaux en août.

Décrets d'août

5 août 1789 - 11 août 1789

La noblesse a fait d'importantes concessions politiques dans une série de décrets, abolissant notamment les dîmes, les privilèges fiscaux et d'autres privilèges spéciaux, créant un système d'imposition égal et permettant à tous les citoyens de se présenter aux élections. La vente de céréales a également été déréglementée.

Déclaration des droits de l'homme et du citoyen

Le D.R.M.C. promeut diverses libertés pour les hommes à travers la France, y compris la promotion des droits naturels à la liberté et à l'égalité, le libre arbitre, la liberté d'expression, la responsabilité publique, le droit à un procès et à une peine équitables et le droit à la propriété privée.

Journées d'octobre

La réforme a été entreprise par l'Assemblée nationale, y compris la réforme de l'organisation politique de la France, la réforme économique, l'établissement de critères de vote, la réforme des systèmes fiscaux et juridiques et la restriction de l'Église. Cela s'est produit parallèlement à la grave crise alimentaire qui s'est produite et à l'"emprisonnement" de Louis à Paris.

Marche des Pêcheuses sur Versailles

Le roi ne soutenant pas officiellement les décrets d'août ou le DRMC, ainsi qu'une grave pénurie de pain à Paris, des milliers de femmes et de soldats ont pris d'assaut l'Hôtel de Ville et plus tard Versailles pour exiger des changements. Louis a accepté de fournir Paris en grain et a été déplacé de force à Paris, avec la Commune de Paris.

Nationalisation des terres ecclésiastiques

Les biens de l'Église ont été donnés au gouvernement puis redistribués par le biais d'enchères et de la vente d'assignats - des obligations adossées à des terres. De nombreux catholiques étaient mécontents de la perte de contrôle de l'Église en France. La France est désormais réorganisée en 83 départements, 547 districts et 43 360 communes/cantons.

Constitution civile du clergé

Les membres de l'Église catholique sont invités à prêter serment de fidélité à la Constitution civile du clergé, et les évêques et les prêtres devaient désormais être élus et payés par l'État. Cela a divisé l'Église et beaucoup ont commencé à remettre en question les actions de l'État envers l'Église. Les barrières commerciales intérieures sont également abolies à cette époque.

Louis' Vol pour Varennes

Dans une tentative de chercher une aide extérieure, Louis et sa famille ont tenté de fuir vers les Pays-Bas autrichiens sous couverture. Leur tentative est déjouée et le roi est ramené à Paris. La confiance en Louis a atteint son plus bas niveau et les demandes pour une république ont augmenté.

Massacre du Champ de Mars

Louis a refusé de gouverner en tant que monarque constitutionnel et le 17 juillet, 50 000 se sont rassemblés au Champs de Mars, porteurs d'une pétition demandant une république. L'événement a été brutalement réprimé par la Garde nationale, provoquant la colère de la nation.

Déclaration de Pilnitz

L'Autriche et la Prusse ont exigé la restauration de Louis à ses pleins pouvoirs et si ces demandes n'étaient pas satisfaites, une guerre s'ensuivrait.

Constitution de 1791

La constitution de 1791 comprenait le DRMC et d'autres aspects de la gouvernance tels que le veto suspensif du roi et une législature monocamérale et définissant les citoyens « actifs » par rapport aux « passifs ». La constitution est restée officieusement jusqu'en 1795.

Création de l'Assemblée législative

1er octobre 1791 - 20 septembre 1792

L'Assemblée législative a tenu des élections pour les nouveaux représentants, mais peu se sont présentés (ordonnance d'abnégation). L'assemblée était partagée entre les Girondins/Jacobins/Cordeliers et les Feuillants/Monarchistes. S'est effondré en raison d'un soutien inactif à une république.

Déclaration de guerre française contre l'Autriche

La France déclare la guerre à l'Autriche mais s'enfuit à la vue de l'ennemi. Antoinette, Lafayette et les Girondins (Brissot) ont soutenu la guerre, tandis que Robespierre ne l'a pas fait.L'armée française était en très mauvais état avec des milliers de généraux ayant quitté le pays. Les prêtres réfractaires sont déportés et les gardes de la couronne licenciés. Plus de troupes ont été appelées des provinces pour lutter contre l'Autriche. Louis a tenté d'opposer son veto à ces lois.

Guerres de la Révolution française

20 avril 1792 - 25 mars 1802

Les guerres de la Révolution française étaient une série de guerres multiples entre la France et d'autres nations européennes tentant de contenir la Révolution française. Les guerres ont d'abord été caractérisées par de multiples défaites, mais après la bataille de Valmy, les Français ont pris l'offensive et ont envahi l'Espagne, l'Italie et les Pays-Bas. Les guerres ont pris fin officieusement avec le traité d'Amiens qui a apporté une année de paix à l'Europe.

Guerre de la première coalition

20 avril 1792 - 18 octobre 1797

La guerre entre la Première République française et la Grande-Bretagne, la Prusse, l'Autriche, l'Espagne, la République néerlandaise, le Portugal, la Sardaigne et Naples. A abouti à diverses victoires françaises. Seule la Grande-Bretagne est restée en guerre après le traité de Campo Formio.

Journée des sans-culottes

Après l'échec du soulèvement jacobite le 20 juin, la colère a continué de monter jusqu'à ce que des émeutes éclatent à Paris. L'Assemblée législative a déclaré l'état d'urgence et, en un mois, les citoyens passifs ont été autorisés à entrer dans la Garde nationale et à se présenter aux élections municipales. Robespierre rentre dans l'arène politique et demande le renversement du gouvernement.

Manifeste de Brunswick

Le duc de Brunswick a déclaré son intention de restaurer le roi de France dans ses pleins pouvoirs, outrageant la nation. Le sentiment anti-monarchique est devenu incontrôlable.

Journées d'août (Attaque des Tuileries)

3 août 1792 - 10 août 1792

Les demandes du maire de Paris pour une république ignorées (3 août) et son assassinat un jour plus tard (4 août), les sans-culottes renversent la Commune de Paris (9 août) et la remplacent par la Commune révolutionnaire. puis attaque le palais des Tuileries (10 août) qui fait un millier de morts. Louis était maintenant prisonnier du peuple.

Procès de Louis XVI et de Marie-Antoinette

Le roi et la reine de France ont été jugés et reconnus coupables de trahison du peuple et de haute trahison. Ils devaient être placés en résidence surveillée jusqu'à une date d'exécution ultérieure.

Massacres de septembre

2 septembre 1792 - 7 septembre 1792

Marat a appelé à l'exécution des anti-révolutionnaires alors que les forces austro-prussiennes se rapprochaient de Paris. En six jours, environ 1 400 prisonniers ont été assassinés par les sans-culottes, ce qui a provoqué un choc à travers le continent concernant la brutalité des sans-culottes.

Bataille de Valmy

52 000 Français battent 34 000 Prussiens et repoussent les Prussiens de l'autre côté du Rhin. Cela faisait suite à une autre victoire française sur les Autrichiens aux Pays-Bas autrichiens (Belgique). La France était désormais à l'offensive.

Création de la Convention nationale

20 septembre 1792 - 26 octobre 1795

La Convention nationale serait principalement dirigée par les Jacobins, dont Robespierre, qui initieraient le règne de la terreur et entraîneraient la mort de milliers de personnes. Les Girondins et les Cordeliers seraient tous deux purgés de la Convention nationale et la Convention ne perdrait son autorité que par le coup de Thermidor.

Déclaration de la République

La monarchie française a été abolie et la nation a été déclarée république le 22 septembre.

Création du Comité de Sûreté Générale

octobre 1792 - 26 octobre 1795

Le Comité de sécurité générale a été créé en tant qu'exécutif au sein de la Convention nationale qui supervisait la sécurité, la surveillance et l'espionnage de la police.

Décret de Fraternité

La France serait désormais « obligée » de libérer les autres États des monarchies tyranniques et s'empara des Pays-Bas autrichiens (Belgique), de la Rhénanie, de Nice, de la Savoie et d'Avignon. Cela est venu à la suite de la révélation des documents de l'Armoire de Fer, qui ont révélé la correspondance du roi avec ses ministres et d'autres nations demandant de l'aide, ce qui a encore plus discrédité Louis.

Exécution de Louis XVI

Après avoir été reconnu coupable, Louis a été emprisonné jusqu'à ce qu'un vote à la Convention nationale vote à la majorité pour son exécution. Les Girondins qui ont voté pour préserver sa vie ont été étiquetés comme contre-révolutionnaires et seraient purgés de la Convention nationale.

Le règne de la terreur

La Convention nationale a orchestré le règne de la terreur pour éliminer toute opposition et a entraîné l'exécution de plusieurs milliers de personnes et a laissé la France dans la tourmente politique et l'instabilité.

Rébellion vendéenne

Une rébellion dans le sud et l'ouest de la France s'est produite en soutien au roi déchu et à la monarchie, ce qui a entraîné une guerre civile prolongée et le génocide d'environ 200 000 à 400 000 personnes. La rébellion est écrasée par le Directoire à la suite de l'assouplissement du règne de la Terreur.

Comité de salut public créé

6 avril 1793 - 26 octobre 1795

Le Comité de salut public est établi en tant qu'exécutif au sein de la Convention nationale, qui contrôle tous les aspects du gouvernement. Les tribunaux révolutionnaires, les représentants en mission, les comités de surveillance et le décret d'exécution sommaire sont tous créés à cette époque.

Purge des Girondins

Suite au vote du premier maximum et à la déchristianisation en mai, 80 000 gardes nationaux encerclent la convention exigeant l'expulsion des Girondins. 29 sont arrêtés et exécutés. Brissot, le chef des Girondins, est également exécuté. Des troubles dans 60 des 83 départements ont été signalés peu après les exécutions (fédéralistes contre centralistes).

Constitution de 1793 (An I)

La Constitution de l'an I était une constitution proposée par la Convention nationale, mais elle n'a jamais été mise en œuvre. La constitution aurait accordé une république avec une législature monocamérale et moins de droits et libertés civils que la constitution précédente.

Assassinat de Marat

Marat a été assassiné par un sympathisant girondin (Charlotte Corday) pour ses positions révolutionnaires et son soutien aux Jacobins. Elle a été exécutée quatre jours plus tard. La peine de mort pour les accapareurs a également été prononcée à cette époque. Robespierre rejoint ensuite le CPS le 27 juillet et le règne de la Terreur sera mené par les Jacobins pendant les 12-14 mois suivants.

Levée en Masse Passé

La Levée en Masse est votée, qui oblige les hommes valides de toute la France à rejoindre les rangs de l'armée (conscription obligatoire). L'Armée Révolutionnaire est alors votée, qui permet aux sans-culottes de Paris de s'approvisionner en vivres, de rassembler les contre-révolutionnaires, de mobiliser les ressources de la nation et d'instaurer une justice révolutionnaire dans des zones en manque d'« enthousiasme révolutionnaire », notamment le sud et l'ouest de la France.

Siège de Toulon

29 août 1793 - 19 décembre 1793

Le siège de Toulon était une offensive lancée par les forces républicaines françaises sous Napoléon et d'autres généraux contre les forces royalistes et anglo-espagnoles occupant la ville. L'offensive a été couronnée de succès et Napoléon a été promu à la tête de l'armée française d'Italie après sa victoire décisive à Toulon.

Loi des suspects passée

La loi sur les suspects a été adoptée par la Convention nationale, ce qui lui a permis d'établir des tribunaux révolutionnaires et de juger ceux qui étaient considérés comme des « ennemis de la révolution » et quiconque était un ennemi ou avait commis une trahison contre la République.

Maximum général réussi

Le maximum général a été adopté par la Convention nationale, qui réglementait le prix des aliments par rapport aux salaires des travailleurs. Les prix ont fini par augmenter avec l'augmentation des salaires et sont devenus très impopulaires en 1794. La Convention nationale vote également une loi qui interdit aux assemblées des départements et de Paris de se réunir régulièrement.

Adoption du calendrier révolutionnaire

Un nouveau calendrier révolutionnaire est adopté par la Convention nationale qui fixe 1792 comme première année (première année de la république) et compte 14 mois au lieu de 12 en fonction des périodes non chrétiennes de l'année. La Constitution de 1791 est également suspendue à cette époque.

Exécution de Marie-Antoinette

Marie-Antoinette, ancienne reine de France, est exécutée après avoir été considérée comme un symbole restant de l'Ancien Régime et une ennemie de la république. L'Autriche est indignée par la nouvelle de l'exécution.

Adoption de la loi frimaire

La loi frimaire a été votée par la Convention nationale qui a donné au CGS et au CPS le plein pouvoir exécutif sur la nation. Des agents nationaux, nommés par le CPS, sont envoyés dans les départements pour s'assurer du respect des lois révolutionnaires.

Loi de Ventose adoptée

La loi de Ventôse était une loi votée par la Convention nationale qui confisquait les biens de ceux qui fuyaient le pays ou ceux qui étaient exilés et les redistribuait aux nécessiteux. On croyait que les ennemis de la république avaient perdu leurs droits civils, y compris leur droit à la propriété privée.

Exécution de Jacques Hébert

Le gauchiste Jacques Hébert a été exécuté avec d'autres hébertistes pour s'être opposé aux Jacobins à la Convention nationale. Ce mouvement était très impopulaire auprès des sans-culottes, qui soutenaient Hébert.

Exécution de Georges Danton

Georges Danton et d'autres Cordeliers furent exécutés par les Jacobins après qu'ils eurent déclaré que le Règne de la Terreur devait être relâché et que les prisonniers devaient être libérés. Ce mouvement était également impopulaire auprès des sans-culottes.

Introduction du Culte de l'Être Suprême

Robespierre proposa le culte de l'Être suprême pour remplacer le catholicisme en France, qui prônait le culte de l'intelligence et de la raison. Cette décision était très impopulaire dans toute la France et a été jugée inappropriée par beaucoup. La Convention nationale ne l'a jamais pleinement approuvé. La Convention a également aboli tous les tribunaux révolutionnaires à l'exception de celui de Paris en mai également pour consolider le pouvoir.

Loi du 22 prairial votée

Après une tentative d'assassinat sur Robespierre, la loi du 22 prairial a été votée qui a renforcé la position des procureurs et limité la capacité des suspects à se défendre devant les tribunaux. Aucun témoin, preuve ou juré n'était nécessaire pour juger les suspects et seul le verdict du juge était nécessaire pour déterminer si quelqu'un était coupable - ou non.

Coup de Thermidor

26 juillet 1794 - 28 juillet 1794

Robespierre se leva à la Convention nationale pour prétendre que des traîtres siégeaient parmi les députés, mais il ne put en nommer. Plusieurs députés conspirèrent contre lui et le firent arrêter le 27 juillet et exécuter le lendemain pour trahison de la cause révolutionnaire.

Exécution de Maximilien Robespierre

Maximilien Robespierre a été exécuté pour "trahison à la cause révolutionnaire" et a mis fin à deux ans de terrorisme politique dans la nation et après sa mort, le règne du terrorisme a été démantelé.

Terreur blanche

août 1794 - octobre 1797

Après la mort de Robespierre, des violences anti-républicaines et anti-jacobines ont éclaté dans toute la France et les attaques contre les républicains et les jacobins se sont multipliées, en particulier dans le sud et l'ouest de la France. Des attaques ont été menées par des monarchistes, victimes de la Terreur, des Girondins et des Muscadins. La Terreur Blanche s'est calmée avec une amélioration de la stabilité politique de la France en 1797.

Insurrection germinale

1er avril 1795 - 2 avril 1795

10 000 sans-culottes ont marché sur la Convention nationale exigeant un soulagement économique immédiat à Paris mais ont été réprimés par la Garde nationale. Le déclin des sans-culottes avait commencé.

Insurrection prairiale

Les grandes manifestations des sans-culottes contre la Convention nationale furent de nouveau réprimées par la garde nationale. La phase radicale de la révolution étant maintenant terminée, les sans-culottes étaient une force épuisée.

Déclaration de Vérone

Louis XVIII déclara à Vérone, en Italie, la promesse de restaurer les institutions de l'Ancien Régime et menaça de punir tous les régicides. La menace pour l'existence de la république augmentait considérablement.

Constitution de 1795 (An III)

La Constitution de l'an III donne naissance au Directoire qui gouvernera la France jusqu'en 1799. Le Directoire est une législature bicamérale compliquée et seuls les hommes qui paient des impôts peuvent voter aux élections annuelles.

Insurrection vendémiaire

25 000 sympathisants royalistes se sont rassemblés devant la Convention nationale pour tenter de renverser le gouvernement. Napoléon Bonaparte a été appelé pour défendre la législature et a ouvert le feu de canon sur la foule, tuant plus de 300 (odeur de mitraille). Ce succès fait avancer la carrière de Napoléon et l'obligera à renverser lui-même la législature dans un proche avenir.

Mise en place du Directoire

26 octobre 1795 - 10 novembre 1799

Craignant le retour de la monarchie et de la souveraineté populaire, le Directoire devait être une législature bicamérale et tous les hommes qui payaient des impôts pouvaient voter. Des élections devaient avoir lieu chaque année pour un tiers de tous les sièges de chaque chambre. Un collège électoral a été créé, parmi lesquels des députés ont été choisis pour siéger dans la maison. 5 directeurs ont été choisis parmi la législature pour diriger la branche exécutive du gouvernement. Ce processus était très inefficace mais a ralenti le processus de création des lois. Le Directoire était le gouvernement le plus stable pendant la Révolution française, mais aussi le plus faible, faisant appel à de nombreuses reprises à l'aide des militaires pour le défendre. Napoléon Bonaparte et plusieurs autres renverseront le Directoire par le coup de brumaire.

Première campagne d'Italie

27 mars 1796 - 18 octobre 1797

Les armées françaises dirigées par Napoléon battent les forces austro-italiennes dans plusieurs batailles et aboutissent au traité de Campo Formio, qui donne à la France Nice, la Savoie, Avignon et les Pays-Bas autrichiens (Belgique). Il a également créé des États satellites en Italie et divisé la République de Venise entre la France et l'Autriche. L'Autriche a été sévèrement affaiblie à la suite de la guerre.

Coup d'Etat de Fructidor

3 septembre 1797 - 4 septembre 1797

Avec le nombre croissant de sièges gagnés par les monarchistes au Directoire (44% de tous les sièges) et avec deux directeurs (Barthélémy et Carnot) sympathisants des monarchistes, Napoléon envoie le général Augerau protéger les directeurs républicains et fait encercler le conseil et arrêter Barthélémy. , Carnot, et 53 autres députés monarchistes. Des lois ont été adoptées qui ont annulé les résultats des élections dans 49 départements et retiré 177 députés, tandis qu'une autre loi a expulsé les personnes arrêtées vers la Guyane. Le Directoire a commencé à se transformer en dictature avec l'échec de la démocratie libérale en raison de violences chroniques, de formes de justice ambivalentes et de recours répétés à une répression brutale.

Guerre de la deuxième coalition

La guerre de la deuxième coalition était une guerre entre la France et la Grande-Bretagne, l'Autriche, la Prusse, le Portugal, Naples et la Russie. La guerre était principalement indécise mais s'est terminée par une victoire française au traité d'Amiens et a assuré la position de Napoléon en France et en Europe. Il a été suivi par la plus longue période de paix entre 1789 et 1815.


Chronologie de la Révolution française : 1789

Cette chronologie de la Révolution française répertorie les événements et développements importants de l'année 1789. Cette chronologie a été écrite et compilée par les auteurs d'Alpha History. Si vous souhaitez suggérer un événement à inclure dans cette chronologie, veuillez contacter Alpha History.

9 janvier: Paris enregistre sa 57ème gelée consécutive, la France souffrant de l'un de ses hivers les plus froids. Les rapports de vergers meurent et de magasins de nourriture se détériorent sont courants.
24 janvier: Les règles et instructions pour l'élection des délégués aux États généraux sont finalisées et envoyées aux districts.
janvier: Emmanuel Sieyes publie Qu'est-ce que le tiers état ?, un pamphlet soulignant l'importance des classes communes en France et appelant à une plus grande représentation politique.
janvier: Louis XVI ordonne la rédaction et la compilation de cahiers de doléances ou ‘livres de doléances’. Ces cahier doivent être présentés aux États généraux.

février: Les élections des délégués aux États généraux commencent dans toute la France.

27 avril: Des rumeurs de gel des salaires déclenchent les émeutes de Réveillon et Henriot à Paris.

2 mai: Les délégués aux États généraux sont désormais présents à Versailles et sont présentés au roi lors d'une réunion solennelle.
5 mai: Les États généraux s'ouvrent à Versailles. La séance d'ouverture est prononcée par le roi, le ministre de la justice Barentin et Jacques Necker, qui exprime le souhait du roi que le vote se fasse par ordre plutôt que par tête.
6 mai: Le Premier État (votant 134 à 114) et le Second État (votant 188 à 46) approuvent tous deux le vote par ordre. Le Tiers-État refuse de se réunir séparément ou de voter sur la question.
27 mai: Sieyes propose que les délégués du Tiers Etat affirment leur droit à la représentation politique.

4 juin: Le fils de sept ans de Louis XVI, Louis Joseph Xavier, meurt de la tuberculose. Son frère cadet Louis-Charles devient Dauphin de France.
10 juin: Sieyes propose que des représentants du Premier et du Second soient invités à rejoindre le Tiers, afin de former une assemblée nationale.
13 juin: Aux États généraux, plusieurs délégués du Premier État traversent la salle pour rejoindre le Tiers.
17 juin: Le Tiers État, maintenant rejoint par certains membres des Premier et Second États, vote 490 contre 90 pour se déclarer Assemblée nationale de France.
20 juin: Après avoir été enfermée hors de sa salle de réunion, l'Assemblée nationale nouvellement formée se réunit dans un court de tennis voisin. Là, ils prêtent le célèbre serment du court de tennis, s'engageant à rester jusqu'à ce qu'une constitution soit adoptée.
23 juin: Au séance royale, le roi prononce un discours conciliant aux Trois États et les appelle à regagner leurs chambres séparées. Il propose également un paquet de réformes pour partager la charge fiscale. Les demandes du roi sont ignorées par l'Assemblée nationale.
24 juin: Davantage d'ecclésiastiques et de nobles, dont le duc d'Orléans, choisissent de traverser la salle et de rejoindre l'Assemblée nationale.
27 juin: Louis XVI recule et ordonne aux délégués des Premier et Second États de rejoindre l'Assemblée nationale. Sur avis, il ordonne également à l'armée de se mobiliser et de se rassembler en dehors de Paris et de Versailles.
27 juin: Un groupe de commissaires est nommé pour réformer et uniformiser le système français des poids et mesures.
30 juin: Une foule de 4 000 personnes prend d'assaut une prison sur la rive gauche de la Seine, libérant des dizaines de soldats mutins.

juillet: Les prix des denrées alimentaires continuent de monter en flèche, notamment dans les villes. A Paris, la plupart des travailleurs dépensent 80 pour cent de leur salaire uniquement pour le pain.
1er Juillet: Louis XVI ordonne la mobilisation des troupes royales, notamment autour de Paris.
2 juillet: Les réunions publiques au Palais Royal expriment une grande inquiétude face à la constitution des troupes et aux intentions du roi.
6 juillet: L'Assemblée nationale nomme une commission pour commencer à rédiger une constitution nationale.
8 juillet: L'Assemblée nationale demande au roi de retirer les troupes royales de la périphérie parisienne.
9 juillet: L'Assemblée nationale se réorganise et change formellement son nom en Assemblée nationale constituante.
11 juillet: Jacques Necker est destitué par le roi. Il est remplacé par le baron de Breteuil, un noble conservateur qui méprise le changement politique.
11 juillet: Lafayette propose à la France d'adopter une ‘Déclaration des droits’, basée sur la Déclaration américaine des droits.
12 juillet: La nouvelle du limogeage de Necker parvient à Paris et suscite l'indignation et la crainte d'un coup d'État royal. Cela déclenche l'insurrection parisienne. Les deux jours suivants sont marqués par des manifestations, des émeutes, des attaques contre des officiers et des soldats royaux et le pillage de monastères et châteaux.
13 juillet: Craignant une invasion militaire royaliste, les Parisiens commencent à rassembler les armes. Les Parisiens aisés votent pour former une milice citoyenne, la Garde nationale. Le rôle de la Garde nationale est de protéger la ville et de prévenir les dommages matériels et les vols.
14 juillet: La Bastille, grande forteresse, prison et armurerie de l'est parisien, est attaquée et prise d'assaut par les révolutionnaires. Plusieurs fonctionnaires sont assassinés, dont de Launay, gouverneur de la Bastille, et de Flesselles, maire de Paris.
15 juillet: Vétéran de la guerre d'Indépendance américaine, le marquis de Lafayette est nommé commandant de la garde nationale.
15 juillet: Averti que les troupes royales près de Paris risquaient de devenir révolutionnaires, le roi leur ordonne de quitter la ville.
16 juillet: L'Assemblée nationale constituante insiste sur la révocation de Necker. Le roi cède et le renomme.
16 juillet: Un grand nombre de troupes royales massées en dehors de Paris et Versailles sont retirées.
17 juillet: Les premiers signes de la Grande Peur commencent à apparaître dans la France rurale. L'Assemblée nationale constituante commence à rédiger une constitution.
22 juillet: Deux personnalités, le ministre des Finances Foullon et le commissaire de Paris de Sauvigny, sont assassinés par la foule parisienne.

1er août: L'Assemblée nationale constituante s'engage à rédiger et à accepter une déclaration des droits.
4 août: L'Assemblée nationale constituante commence à démanteler la féodalité seigneuriale, avec de nombreux nobles dans l'assemblée votant pour renoncer à leurs propres privilèges et redevances féodales. Ces réformes sont codifiées dans les décrets d'août.
11 août: Les réformes du 4 août sont ratifiées par l'Assemblée, mais avec quelques amendements moins radicaux.
26 août: L'Assemblée Nationale Constituante adopte la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen.

10 septembre: L'Assemblée nationale constituante vote par 849 voix contre 89 pour créer une assemblée législative monocamérale (chambre unique).
le 11 septembre
: L'Assemblée nationale constituante vote par 673 voix contre 325 pour accorder au roi un veto suspensif.
12 septembre: Le journal radical de Jean-Paul Marat L'ami du peuple est publié pour la première fois dans les rues de Paris.
15 septembre: Le roi use de son veto suspensif et refuse d'endosser les décrets d'août.

1er octobre: L'Assemblée nationale constituante donne son accord de principe à une monarchie constitutionnelle.
4 octobre: La nouvelle arrive à Paris que des soldats royaux à Versailles ont piétiné des cocardes tricolores lors d'une soirée ivre.
5 octobre: Des centaines de citoyens parisiens, dont un grand nombre de femmes, marchent sur Versailles, accompagnés de la Garde nationale. Pendant la nuit, une foule envahit l'appartement royal et menace la reine.
6 octobre: Le roi accepte de quitter Versailles pour Paris, accompagné de la foule et de la garde nationale. La famille royale est reçue à Paris par une foule en liesse, après quoi elle s'installe aux Tuileries.
6 octobre: Le roi accepte de retirer son veto et de ratifier les décrets d'août.
9 octobre: L'Assemblée nationale constituante accepte de déménager de Versailles à Paris. Il déclare également que Louis XVI est le "roi des Français" plutôt que le "roi de la France".
22 octobre: L'Assemblée nationale constituante commence à débattre du droit de vote et de la question des « citoyens actifs » et des « citoyens passifs ».
2 novembre: L'Assemblée nationale constituante nationalise les terres ecclésiastiques, adoptant le décret sur les terres ecclésiastiques et déclarant que toutes les terres ecclésiastiques sont à la disposition de la nation.
3 novembre: L'Assemblée nationale constituante vote la suspension de la parlements.
9 novembre: L'Assemblée Nationale Constituante déménage au Palais des Tuileries.

14-16 décembre: L'Assemblée nationale constituante réforme le gouvernement provincial, créant 83 nouveaux départements.
19 décembre: L'Assemblée Nationale Constituante entame la vente des terrains ecclésiastiques et approuve un premier déblocage de 400 millions assignats, une obligation papier adossée aux revenus de ces ventes. Les assignats devenir un de facto monnaie papier.
22 décembre: L'Assemblée nationale constituante commence à organiser les élections de la nouvelle assemblée législative.


La Révolution française : une histoire complète

Une histoire nuancée de la Révolution française, qui montre que ses faits sont tout sauf figés.

Ce qu'était la Révolution française dépend, peut-être plus que tout autre événement historique majeur, de ce que vous choisissez d'en croire. Était-ce une grande époque dans l'histoire de l'Occident moderne, ou un carnage laid et inutile ? Était-ce le produit de l'effondrement de l'État français de l'intérieur ou de pressions sociales irrésistibles ? Était-ce une tentative courageuse de créer un État constitutionnel trahi par des radicaux irresponsables, ou une tentative radicale d'apporter le bonheur au monde trahie par des conciliateurs et des aristocrates ? Était-ce une descente vouée à la violence anarchique, ou un effort désespéré, mais réussi, pour résister aux ennemis de tous bords ?

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Les guerres révolutionnaires

Extérieurement, la France révolutionnaire était considérée comme dangereuse par les autres monarchies européennes qui la considéraient à la fois peur et colère. Cela a conduit à la Guerres de la Révolution française, une série de conflits militaires d'une durée de 1792 à 1802. Ils ont piqué le République française contre Grande-Bretagne, Autriche et plusieurs autres monarchies. Bien qu'elle ait d'abord subi divers revers, la France, sous l'impulsion de Napoléon Bonaparte, était capable de conquérir un large éventail de territoires d'ici 1802. Succès dans les guerres de la Révolution française permis la diffusion des principes révolutionnaires dans une grande partie de l'Europe.


Chronologie de la France

1789 - La Révolution française met fin au règne de la monarchie remontant au 9ème siècle suivi de l'établissement de la Première République.

1799 - Napoléon Bonaparte mène un coup d'État pour renverser le gouvernement et consolide sa position avec une nouvelle constitution.

1804-1814 - Napoléon se couronne empereur du Premier Empire français. Une série de succès militaires met la majeure partie de l'Europe continentale sous son contrôle.

1815 - Napoléon vaincu à la bataille de Waterloo la monarchie est rétablie.

1848 - Chute du roi Louis-Philippe Louis-Napoléon, neveu de Napoléon Bonaparte, proclamé président de la Seconde République.

1852-1870 - Louis-Napoléon prend le titre de Napoléon III au Second Empire.

1870-71 - La guerre franco-prussienne, se terminant par la défaite française, la perte de l'Alsace-Lorraine et la fin du Second Empire Troisième République dure jusqu'en 1940.

1877 - Les républicains remportent les élections générales, mettant fin aux espoirs d'un renouveau monarchiste.

1914-18 Première Guerre mondiale - Des pertes massives dans les tranchées du nord-est de la France 1,3 million de Français sont tués et bien d'autres blessés à la fin de la guerre.

1918 - L'offensive anglo-française - soutenue par de nouvelles troupes américaines - force l'Allemagne à l'armistice le 11 novembre.

1919 - Traité de paix de Versailles. La France reconquiert l'Alsace-Lorraine L'Allemagne accepte les réparations.

1936-38 - Montée du Front populaire, alliance de forces de gauche.

1939-45- Seconde Guerre mondiale - L'Allemagne occupe une grande partie de la France. Le régime de Vichy dans le sud inoccupé collabore avec les nazis. Le général de Gaulle, sous-secrétaire à la Guerre, institue un gouvernement en exil à Londres et, plus tard, à Alger. Montée de la Résistance française.

1944 - Les forces alliées débarquent en Normandie menant à la libération de la France. De Gaulle met en place un gouvernement provisoire. Purge contre les anciens collaborateurs.

1946 - De Gaulle démissionne de la présidence provisoire, remplacé par le socialiste Félix Gouin.

1946-58 - La IVe République est marquée par la reconstruction économique et le début du processus d'indépendance pour de nombreuses colonies françaises.

1951 - La France rejoint l'Allemagne de l'Ouest et d'autres pays européens dans la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) - conduisant à la formation en 1957 de la Communauté économique européenne (CEE).

1954 Fin de la première guerre d'Indochine - Les Français sont vaincus à la bataille de Dien Bien Phu au nord-ouest du Vietnam.

Début de la guerre d'indépendance algérienne.

1956 - La domination coloniale prend fin au Maroc et en Tunisie.

1958 - De Gaulle revient au pouvoir sur fond de crise algérienne et fonde la Ve République, avec une présidence renforcée.

1962 - L'Algérie a obtenu son indépendance de la domination coloniale française.

1968 Mai - La révolte des étudiants contre les politiques gouvernementales et le manque de réforme sociale dégénère en grève nationale.

1969 - De Gaulle quitte ses fonctions. Georges Pompidou élu président.

1970 - De Gaulle meurt d'un accident vasculaire cérébral.

1974 - Pompidou meurt, remplacé par Valéry Giscard d'Estaing.

1981 - Le candidat socialiste François Mitterrand est élu président.

1986 - La victoire du centre droit aux élections législatives de 1986 conduit à la "cohabitation" - un président de gauche et un premier ministre de droite, Jacques Chirac.

1988 - Mitterrand réélu.

1992 - La France signe le Traité de Maastricht sur l'Union européenne.

1995 - Jacques Chirac élu président, mettant fin à 14 ans de présidence socialiste.

La France s'attire la condamnation internationale en menant une série d'essais nucléaires dans le Pacifique.

1997 - Lionel Jospin devient Premier ministre.

2000 Septembre - Chirac impliqué dans un scandale de corruption. Il rejette les allégations des journaux.

2001 Juin - Suppression du service militaire obligatoire.

2002 Janvier - L'euro remplace le franc, frappé pour la première fois en 1360.

Jospin démissionne, Chirac réélu

2002 Mai - Jacques Chirac est réélu président, battant le leader du Front national Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de scrutin. La représentation de Le Pen au premier tour a provoqué une onde de choc à travers la France et l'Europe et a galvanisé les électeurs français dans des manifestations de masse dans les rues.

Lionel Jospin, principal candidat à la présidentielle de gauche que Le Pen a éliminé au premier tour, démissionne du poste de Premier ministre et de la direction du Parti socialiste.

2002 Juin - Victoire écrasante aux élections législatives de l'UMP de centre-droit. Le gouvernement de centre-droit de Jean-Pierre Raffarin confirmé en fonction, marquant la fin des années de "cohabitation" où Chirac a dû travailler avec le Premier ministre socialiste Lionel Jospin.

2002 Novembre - Les grèves généralisées du secteur public contre les plans de privatisation du gouvernement entraînent l'impasse dans le pays.

2003 Mars - Modification de la Constitution pour permettre la dévolution aux régions et aux départements de compétences en matière de développement économique, de transport, de tourisme, de culture et d'enseignement supérieur. Des amendements prévoient également des référendums locaux, pour donner aux citoyens plus de poids dans les décisions locales.

2003 Mai-juin - Les réformes des retraites proposées déclenchent une action syndicale alors que les travailleurs protestent contre la perspective de devoir payer des cotisations plus élevées sur de plus longues périodes.

2003 Juillet - Le référendum en Corse, le premier à suivre les amendements constitutionnels de mars, vote de justesse contre la création d'une assemblée unifiée avec des pouvoirs limités pour augmenter et dépenser les impôts. Paris avait espéré qu'un oui mettrait fin à la violence séparatiste.

Le Parlement approuve des réformes controversées du système de retraite.

2004 Mars - L'UMP du président Chirac mise en déroute aux élections régionales.

2004 Novembre - Nicolas Sarkozy prend la tête de l'UMP.

2005 Janvier - Les syndicats organisent une vague de grèves dans le secteur public contre les propositions de réformes du travail, des retraites et de la protection sociale.

2005 Mai - Le référendum va à l'encontre du projet de constitution de l'UE. Le résultat provoque un bouleversement politique, avec notamment la démission du Premier ministre Raffarin.

2005 Juin - Un groupe de projet international annonce que la France va accueillir le premier réacteur expérimental de fusion nucléaire au monde à Cadarache, près de Marseille.

2005 Octobre - Une journée de grève nationale pour protester contre les réformes de l'aide sociale, les bas salaires et les plans de privatisation provoque des perturbations généralisées.

2005 Octobre-novembre - Des communautés défavorisées, en grande partie immigrées, du nord-est de Paris sont frappées par des émeutes après que deux jeunes d'origine maghrébine ont été électrocutés dans une sous-station électrique. Les autorités nient qu'ils étaient pourchassés par la police à l'époque.

Les troubles s'intensifient et s'étendent à d'autres villes. Le gouvernement met en place des mesures d'urgence pour tenter de rétablir l'ordre.

2006 Mars-avril - De nouvelles lois sur l'emploi des jeunes déclenchent des manifestations de masse à Paris et dans d'autres villes de France. Alors que les manifestations se poursuivent, la législation est abrogée.

2006 Juin - La chambre haute du parlement adopte un projet de loi fixant de nouvelles restrictions strictes à l'immigration. Les règles rendent plus difficile l'installation des migrants peu qualifiés.

Sarkozy devient président

2007 Mai - Nicolas Sarkozy, ancien ministre de l'Intérieur et leader de l'UMP au pouvoir, remporte une victoire décisive au second tour de l'élection présidentielle.

2007 Juin - L'UMP remporte les élections législatives, mais avec une majorité réduite. Le parti insiste sur le fait qu'il a toujours un mandat pour mener à bien les réformes proposées.

M. Sarkozy tient sa promesse préélectorale de nommer des femmes à la moitié des postes du nouveau cabinet et fait venir des personnes de tous les horizons politiques.

2007 Août - La France signe un accord d'armement controversé d'une valeur de près de 300 millions d'euros avec la Libye.

2007 Septembre - Une législation durcissant les règles d'entrée pour les proches des immigrés est adoptée.

2007 Novembre - Des fonctionnaires descendent dans la rue, ainsi que des travailleurs des secteurs des transports et de l'énergie, pour protester contre les réductions de salaires et d'emplois prévues par M. Sarkozy et la réforme des prestations de retraite. Il y a une perturbation généralisée des services publics.

2008 Février - La France ratifie officiellement le traité de Lisbonne sur la réforme de l'Union européenne.

2008 Octobre - Les gouvernements européens promettent jusqu'à 1 800 milliards d'euros dans le cadre de plans coordonnés visant à consolider leurs secteurs financiers, durement touchés par la crise financière mondiale. La France a annoncé qu'elle injecterait 10,5 milliards d'euros dans les six plus grandes banques du pays.

2009 Juin - Le gouvernement annonce qu'il mettra en place une commission pour étudier l'étendue du port de la burqa en France après que le président Sarkozy a déclaré que de tels vêtements portent atteinte à la dignité des citoyens.

2010 Mars - L'UMP au pouvoir subit une lourde défaite aux élections régionales, perdant le contrôle de toutes les 22 régions de France métropolitaine et de Corse, sauf une.

2010 Juin - Le gouvernement annonce des réductions des dépenses publiques de 45 milliards d'euros dans le but de réduire le niveau élevé de la dette publique.

2010 Juillet - Les procureurs lancent une enquête sur les allégations selon lesquelles l'héritière de L'Oréal, Liliane Bettencourt, aurait fait des dons illégaux à la campagne électorale du président Sarkozy en 2007.

2010 Août - La France commence à démanteler les camps illégaux de Roms (tsiganes) et à expulser leurs résidents vers la Roumanie et la Bulgarie, dans le cadre d'un ensemble de nouvelles mesures de sécurité.

2010 Septembre - La commissaire européenne à la Justice, Viviane Reding, exhorte la Commission européenne à engager une action en justice contre la France pour ses expulsions de Roms, la qualifiant de "disgrâce". La menace de poursuites judiciaires est levée après que la France s'est engagée à mettre en œuvre une directive européenne de 2004 sur la liberté de circulation.

2010 Septembre-octobre - Des centaines de milliers de personnes participent à plusieurs vagues de protestations syndicales contre le projet du gouvernement de relever l'âge de la retraite à 62 ans.

2010 Novembre - La France conclut un accord militaire et nucléaire avec le Royaume-Uni. Aux termes du nouveau traité, les deux pays coopéreront pour tester des ogives nucléaires.

2011 Mars - La France joue un rôle de premier plan dans l'imposition et l'application d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye.

2011 Avril - L'interdiction du voile facial entre en vigueur.

2011 Mai - L'establishment politique français est ébranlé par l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn, qui avait été présenté comme un candidat socialiste fort à la présidence, à New York pour agression sexuelle qui a ensuite été abandonnée.

2011 Août - Le gouvernement annonce un paquet de mesures d'austérité visant à réduire le déficit public de 12 milliards d'euros sur deux ans. En novembre, il annonce 7 milliards d'euros de réductions supplémentaires en 2012 et 11,6 milliards d'euros en 2013.

2011 Septembre - L'agence de notation Moody's dégrade les deux plus grandes banques françaises, Crédit Agricole et Société Générale, en raison des inquiétudes concernant leur exposition à la dette grecque. Le Crédit Agricole annonce plus tard une suppression de 2 350 emplois dans le monde.

2011 Octobre - François Hollande est choisi comme candidat socialiste à la présidentielle après une nouvelle campagne primaire qui a attiré plus de deux millions d'électeurs.

2011 Novembre - Le Premier ministre François Fillon mène les politiciens et les chefs religieux dans la condamnation d'un attentat à la bombe à essence perpétré par des extrémistes islamiques qui a détruit les bureaux du magazine satirique Charlie Hebdo après avoir nommé le prophète musulman Mahomet en tant que "rédacteur en chef invité".

2011 Décembre - L'ancien président Jacques Chirac est condamné à une peine de prison avec sursis pour détournement de fonds publics et abus de confiance du public pendant son mandat à la mairie de Paris.

2012 Janvier - La France perd sa note de crédit AAA la plus élevée de Standard & Poor's avec l'Espagne et l'Italie.

Le Sénat approuve un projet de loi érigeant en crime le fait de nier qu'un génocide a été commis par les Turcs ottomans contre les Arméniens pendant la Première Guerre mondiale. Le président Sarkozy devrait le signer d'ici la fin février. La Turquie menace de prendre des mesures de rétorsion.

2012 Mars - L'islamiste français Mohamed Merah abat sept personnes, dont trois écoliers juifs, à Toulouse. Il est abattu dans un siège de police de son appartement. La France interdit aux prédicateurs islamistes militants d'entrer dans le pays, à commencer par l'Egyptien Yusuf al-Qaradawi, basé au Qatar.

2012 Mai - François Hollande remporte l'élection présidentielle.

La police française arrête le dernier chef militaire du groupe séparatiste basque Eta, Oroitz Gurruchaga Gogorza, et son adjoint Xabier Aramburu dans le cadre d'une opération conjointe avec l'Espagne.


Révolution française : Causes, Significatifs, Événements

Révolution française, l'une des révolutions majeures de l'histoire européenne. La révolution marque un tournant dans l'histoire de France et dans l'histoire du monde en général. Les formes de gouvernement, les mœurs, les idéologies et le développement social en ont été grandement affectés dans toute l'Europe et même aux États-Unis. Le début de la Révolution française est généralement daté de juin 1789. Mais la crise des affaires politiques et économiques en France à cette époque était si grand que les troubles sociaux, les émeutes et la rébellion étaient monnaie courante pendant deux ans auparavant. La fin des périodes révolutionnaires est marquée par l'instauration de l'Empire par Napoléon en 1804.

Les causes fondamentales de la Révolution française ont été enracinées dans les rigidités de la société française au XVIIIe siècle. Les lignes de distinction entre les classes étaient étroitement tracées et les possibilités d'avancement social étaient très rares.

L'économie ne se développait pas aussi vite qu'elle aurait dû l'être.Ensuite, les besoins d'une population croissante n'étaient pas satisfaits. Le gouvernement était inefficace et peu représentatif. Les problèmes économiques exonèrent les lourds d'impôts mais presque, tandis que les paysans et les classes moyennes étaient soumis à des charges de plus en plus lourdes. Les récoltes ont échoué et le commerce stagnait.

Le peuple ne pouvait plus être taxé, mais le gouvernement risquait la faillite à moins que de nouveaux revenus ne soient trouvés. La seule solution était de taxer les classes privilégiées. Mais ils étaient jaloux de leur position privilégiée. Bien qu'ils ne soient pas totalement réticents à verser des impôts supplémentaires, ils n'ont jamais compris la gravité de la crise économique.

Ils disent que les crises ne sont qu'une forme de corruption financière qui pourrait être expliquée par le limogeage des ministres des Finances du roi. Les idées libérales des Lumières françaises avaient été absorbées par une partie du clergé et de la noblesse, mais seulement par un très petit nombre. Les classes supérieures en France en 1789 étaient plus jalouses de leurs privilèges qu'elles ne l'avaient été à aucun moment au cours des 100 années précédentes.

Lorsque les Français ont aidé les Américains pendant la Révolution américaine, ils n'ont envoyé que des hommes, des navires et des armes à feu, mais ont également apporté une aide financière substantielle. En conséquence, le budget du gouvernement français a été déséquilibré. Lorsque la dépression économique en France a accru la dette toujours croissante, l'État a semblé au bord de la faillite. Il fallait voter de nouvelles taxes.

Le pouvoir du roi n'était pas aussi absolu qu'il le prétendait, et aucune nouvelle taxe ne pouvait être décrétée à moins que les édits du roi ne soient enregistrés dans les tribunaux de district, les parlements. Leurs membres étaient pour la plupart des membres des classes privilégiées et étaient toujours prêts à s'opposer aux mesures du roi.

En raison de leur refus continuel d'enregistrer les édits fiscaux et réformateurs, il fallut que le roi Louis XVI trouve un autre moyen de légaliser ses édits. États généraux. Contrairement à l'institution britannique, elle se réunissait très fréquemment. Le dernier s'était réuni en 1616. Les États généraux furent convoqués et se réunirent en mai 1789.

Lorsque les états se sont réunis, le tiers état a souhaité voter avec les deux premières maisons. Le clergé et la noblesse et le roi ont insisté pour que les maisons votent séparément. Mais le troisième décida qu'il était plus représentatif du peuple français que les deux autres et qu'il n'était pas juste de laisser autant de pouvoir aux deux premiers.

Le 17 juin 1789, ils se transformèrent en Assemblée nationale, ou Assemblée constituante, et résolurent d'élaborer une nouvelle constitution pour la France. Le roi a fermé la salle, mais les membres se sont rendus sur un court de tennis voisin et y ont prêté serment (20 juin) de ne pas se dissoudre jusqu'à ce qu'une constitution soit écrite. La pression de l'opinion publique était tellement en leur faveur que Louis XVI fut contraint de les reconnaître, comme il le fit à la fin du mois.

Les mauvaises récoltes et les conditions de famine ont contribué aux troubles. Au cours du mois de juillet, il y a eu des soulèvements paysans spontanés dans toute la France. Le 14 juillet, une foule parisienne prend d'assaut et démolit la Bastille, ancienne forteresse abritant des prisonniers politiques. Le 4 août, l'assemblée, conduite par certains nobles éclairés, abolit les droits et privilèges féodaux avec compensation aux propriétaires.

Quelques années plus tard, l'indemnisation a également été supprimée. Le 27 août, une Déclaration des droits de l'homme, similaire à la Déclaration américaine des droits, a été publiée. La nouvelle constitution fut achevée en juillet 1790 et le roi l'accepta. Mais le comportement de Louis XVI n'a jamais été cohérent. En juillet 1791, il tenta de fuir le pays afin de le reconquérir avec l'aide des armées autrichienne et prussienne.

Il a été pris, cependant, et le sentiment populaire a couru contre lui. Il a maintenant accepté une constitution révisée, en septembre 1791, et l'assemblée a été dissoute. Une assemblée législative a été élue, et elle s'est réunie d'octobre 1791 à septembre 1792.

L'Assemblée législative est dominée par les Girondins, qui souhaitent instaurer une république fédérale. Lorsque la guerre éclata avec l'Autriche en avril 1792, il n'y avait plus aucune raison de tolérer Louis XVI. Il avait comploté avec la famille de sa femme, qui dirigeait l'Autriche, et était maintenant un ennemi de l'État.

La Convention nationale, qui régna de septembre 1791 à octobre 1795, était le gouvernement du règne de la terreur. C'est celui qui exécuta le roi en janvier 1793. La convention était dirigée par deux comités sous la domination de Roberspirre de 1793 à 1794. Robespierre veillait à l'exécution de ses ennemis et sévissait, la guerre était aux portes, et les émeutes du pain étaient courantes.

Le vent a tourné dans une autre direction et un pouvoir exécutif plus fort sous la forme du Directoire (1795-1799) a été mis en place. Un comité de cinq hommes dirigeait le pays. Pendant ce temps, Napoléon rendait son nom célèbre pour ses succès militaires. Napoléon s'allie à deux directeurs au Directoire et à son frère Lucien, qui est président du Conseil des Cinq-Cents, et assemblée sous le Directoire. Le 9 novembre 1799, lors du coup d'État de brumaire, il renverse le gouvernement. Une forme de gouvernement calquée sur l'ancien type romain fut mise en place. Napoléon est élu premier consul pour dix ans. En 1804, Napoléon prit le titre d'empereur et la monarchie absolue fut rétablie.

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Auteur : William Anderson (Équipe éditoriale de Schoolworkhelper)

Tuteur et écrivain indépendant. Professeur de sciences et amateur d'essais. Article révisé pour la dernière fois : 2020 | Établissement St-Romarin © 2010-2021 | Creative Commons 4.0


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